Dimanche 18 février 2007
Oh ! oui, je sais, j'aurai pu prendre ma plus belle plume et faire un effort non pas manu-militari, mais au moins manu-affectivement. Seulement, voilà, je suis fainéante de la main droite en ce moment et puis j'ai un joujou, irlandais je crois puisqu'il se nomme Mac quelque chose, et donc je fais mumuse. De plus il m'arrive d'avoir envie de vous écrire à n'importe quel moment de la journée et au boulot si je tape sur la machine, on croit que je bosse alors que si j'écris mon courrier à la main, on devine que c'est perso, donc je ruse !!!
Bon c'est pas tout ça, mais faut que vous raconte car c'est terrible ce que ça bouillonne la vie au mois de janvier ! On est là peinard, des projets pleins la tête, ça mijote, pas de quoi se relever la nuit et tout-à-coup c'est le déclic, on se dit bon tout ça c'est bien sympa mais on s'y met quand et l'autre répond : "ben, pourquoi pas tout de suite", alors on tourne la tête interloquée, le sourcil franchement incrédule et on s'aperçoit que c'est pas des blagues, le mec de votre vie, qui n'a aucun défaut (sauf peut-être celui de ne pas en avoir), se décide enfin à faire le grand saut, comme ça d'un coup dans le vide, sans parachute, courageux le mec !!! (bon enfin quand je dis le grand saut c'est une expression, parce que franchement y'a pas un mètre de vide, mais lui il le sait pas, dans sa tête, c'était vachement plus haut).
Oui, je sais, faudrait peut-être que j'en arrive à l'essentiel, mais l'essentiel c'est que je sois en vie, heureuse en somme et ça , ça tiens pas en trois lignes alors que moi quand j'écris je veux que celui qui me lise il y passe du temps, pour être sur au moins qu'on pense à moi de temps en temps, dés fois que ...
Voilà, en clair début janvier, à Brest même, au coeur du centre ville, et quand je dis au coeur c'est pas une expression, on habite dans le quartier qui palpite, qui bat, qui rythme au mien ça tombe bien. C'est une petite place, toute calme, très méridionale, des joueurs de boules au milieu, des arbres centenaires tout le long, une école Jules Ferry sur le côté, deux, trois petits cafés qui font terrasse, c'est rassurant, on se dit qu'il ne pleut pas tout le temps, et parallèlement à cette petite place, où se trouve je crois vous l'avoir déjà préciser notre petit nid, à deux minutes la rue principale de Brest, ses cinémas, son théâtre, son cinéma d'art et d'essais, sa salle culturelle, bon et puis aussi il faut bien l'avouer, ne jouons pas les bégueules, ses restos, ses crêperies, ses commerçants, ses marchés, bref, le tourbillon de la vie, d'un côté son calme, son luxe, sa volupté etc., etc., etc. vous connaissez le texte, de l'autre son bouillonnement, sa culture, ses cultures, le monde, la foule, bref ! les autres. Cela tombe bien j'aime et j'ai besoin de ces deux aspects pour m'épanouir, tranquillo, molo, pommes chips.
Bref ! donc à Brest même, notre petite fille n’ira plus à l’école, non! non!
Elle pourra s’instruire, s’étonner, découvrir, réaliser et se réaliser à sa guise, à son rythme, sans stress et sans complexe.
Je m'arrête là, car sinon je vais vous faire baver et ça fait pas propre.
à demain peut-être, à bientôt surement !
